ZLECAf : Un potentiel atout pour l'éclosion du secteur numérique comorien

19 Novembre 2019

Du vendredi 18 au samedi 19 octobre dernier, s’est tenu à l'Hotel Retaj Moroni, un atelier de travail portant sur la capitalisation des opportunités de la Zone de Libre Échange Continentale Africaine (ZLECAf) en Union des Comores.

Il s’agit d’un traité continental signé mais pas encore ratifié par les Comores, visant à libérer progressivement le commerce des marchandises et le commerce des services à travers le continent. L’objectif est de parvenir à instaurer un vaste marché intra-africain, avec en perspective la libre circulation des capitaux et des biens, mais plus important encore, la libre circulation des personnes afin d’atteindre la vision panafricaine d’une « Afrique intégrée, prospère et pacifique » tel que fixé par l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. 

Cet atelier est marqué par la participation de l’Agence Nationale de Développement du Numérique(ANADEN). Et même si la question du commerce des services n’est pas abordée en ce moment dans les négociations en cours, il était important de regarder de près les perspectives qui peuvent en résulter surtout dans le domaine des services numériques.

Dans ses missions, notamment l’axe numéro 1 de la stratégie « Comores Numérique 2028 », l’ANADEN doit travailler pour doter le pays d’un capital humain performant ( start-up, PME, développeurs, ingénieurs IT, etc.) dans le secteur du numérique. Il s’agit du renforcement et de la diversification de «  l’offre de formation nationale  dans le domaine du numérique afin de disposer de ressources humaines à fort taux d’employabilité pour les besoins nationaux comme pour le développement d’une offre nationale à l’export ». En plus des instituts de formation, il faut aussi accompagner en renforçant la capacité des entreprises évoluant dans le secteur à savoir les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et les différentes start-up, les développeurs ainsi que les ingénieurs en technologie de l’information.     

Certes, l’ANADEN n’est pas un acteur commercial, mais son rôle n’est pas des moindres dans la mesure où dans ses missions, elle doit appuyer toutes les initiatives numériques du pays, ouvrir des perspectives et accompagner tous les acteurs pour une meilleure intégration numérique sur le plan interne, régional et international.

Avoir un capital humain performant ne suffit pas, il faut aussi disposer de perspective à lui offrir et un marché capable de répondre à ses besoins. La ZLECAf peut-être une vraie opportunité surtout dans le cadre du « développement d’une offre nationale à l’export » en raison de l’étroitesse de notre marché intérieur presque saturé. 

L’Agence suivra de près les évolutions du traité pour être en mesure d’agir conformément à ses mission et pour le bien de la filière du numérique aux Comores.